dimanche 28 février 2010

Diego et Frida



Ce livre c'est Diego et Frida de J.M.G Le Clézio. Je l'avais offert à une de mes meilleures amies car je savais qu'elle aimait profondément Frida Kahlo et que son histoire d'amour avec Diego Rivera l'a fascinait. Pour mon mémoire sur la peinture murale des immigrés mexicains aux Etats-Unis, je ne pouvais pas passer à côté de Diego Rivera. Impossible. Et impossible aussi de ne pas lire cette biographie qui, après une cinquantaine de pages me passionne déjà.

Lorsque Frida annonce son intention d'épouser Diego Rivera, son père a ce commentaire acide : " Ce seront les noces d'un éléphant et d'une colombe. " Tout le monde reçoit avec scepticisme la nouvelle du mariage de cette fille turbulente mais de santé fragile avec le " génie " des muralistes mexicains, qui a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation d' " ogre " et de séducteur, ce communiste athée qui ose peindre à la gloire des Indiens des fresques où il incite les ouvriers à prendre machettes et fusils pour jeter à bas la trinité démoniaque du Mexique - le prêtre, le bourgeois, l'homme de loi.

Diego et Frida raconte l'histoire d'un couple hors du commun. Histoire de leur rencontre, le passé chargé de Diego et l'expérience de la douleur et de la solitude pour Frida. Leur foi dans la révolution, leur rencontre avec Trotski et Breton, l'aventure américaine et la surprenante fascination exercée par Henry Ford. Leur rôle enfin dans le renouvellement du monde de l'art. Etrange histoire d'amour, qui se construit et s'exprime par la peinture, tandis que Diego et Frida poursuivent une œuvre à la fois dissemblable et complémentaire.

L'art et la révolution sont les seuls points communs de ces deux êtres qui ont exploré toutes les formes de la déraison. Frida est, pour Diego, cette femme douée de magie entrevue chez sa nourrice indienne et, pour Frida, Diego est l'enfant tout-puissant que son ventre n'a pas pu porter. Ils forment donc un couple indestructible, mythique, aussi parfait et contradictoire que la dualité mexicaine originelle, Ometecuhtli et Omecihuatl.


Vicky Cristina Barcelona

Hier soir, je voulais regarder un film. Pas un film que je ne connaissais pas car je ne voulais pas être déçue. J'étais comme une enfant qui profite totalement d'un dessin animé quand il l'a vu 10 fois et qui sait ce qui va se passer mais qui découvre à chaque fois de nouveaux détails. J'ai eu la soudaine envie de revoir Vicky Cristina Barcelona.

J'aime tellement ce film. J'aime tellement Woody Allen. J'aime tellement la bande originale que j'ai décidé de partager quelques morceaux avec vous.

Fermez les yeux, écoutez, savourez.


Giulia y los Tellarini: Barcelona



Paco de Lucia: entre dos aguas



Juan Serrano: gorrion


Biel Ballester Trio-When I Was A Boy

samedi 27 février 2010

Miossec

Juste parce que j'adore cette chanson et qu'elle me donne des frissons. Rien à ajouter. Tout est dit.

Expo Monet


Samedi 15h. J'arrive au guichet, pour une fois vide du Musée Thyssen, plus qu'étonnée (l'expo de Monnet ne devrait-elle pas susciter un peu plus d'excitation?) je prends mon entrée et on m'annonce qu'il faut attendre 45min avant de pouvoir accéder à la salle d'expo, trop de monde oblige. Aprés un tour à la boutique, et 30chansons sur mon ipod plus tard, j'accède enfin à la dite collection.

Enfin, je vois surtout une foule de bobos et de vieux artistes ridés qui se plantent devant les tableaux comme des piquets. Mais j'arrive tout de même à me faufiler entre la foule et waaaahouuuu je suis littéralement bluffé. On a une reproduction de Monet dans notre salon on ne peut plus kitsh qui j'avoue est chouette, mais en vrai Monet il assure.

Les couleurs, la lumière, les formes, tout! j'adore totalement et cette expo ne fait que me conforter dans mon idée que les impressionistes ont été de vrais précurseurs de l'art contemporain. La preuve, l'expo regroupe des oeuvres de Pollock et Rothko entre autres, aux allures de tableaux de Monet.

Si vous avez l'occasion d'y passer n'hésitez pas, ça vaut ses 45min d'attente selon moi.


Nathan Sawaya

Voici un artiste que j'ai récemment découvert sur la toile et qui je dois dire me fascine. Nathan Sawaya est un sculpteur moderne qui n'utilise ni glaise, ni bronze, encore moins la pierre, mais de simples petits éléments colorés qui s'emboîtent les uns dans les autres tels des pixels en 3D. Et oui ce sont les fameux Légo de notre enfance!

Cet artiste américain a gardé son âme d'enfant et a trouvé sa voie professionnelle tout en continuant à s'amuser, le rêve de tout adulte, il continue à jouer tout en étant payé. Ses réalisations, créées à l'aide de milliers de pièces sont incroyablement créatives et réalistes, il a même construit un ordinateur qui fonctionne !

Un travail plus que minutieux!


Je vous laisse découvrir quelques unes de ses œuvres:





Pour en savoir plus, voici son site internet.


Sebastiao Salgado

Salgado est un économiste et photographe brésilien dont j'admire particulièrement le travail. La force de son oeuvre tient à la prise en compte des aspects économiques et sociaux,des populations, lui conférant une profondeur peu commune dans le milieu du photojournalisme. Ses photos, toujours en noir et blanc dégagent, selon moi, une profondeur et des émotions uniques. Je vous laisse découvrir quelques un de ses clichés:

Petrol industry, Koweit, 1991.


Tea plantation, Rwanda, 1991.


Dispute between Serra Pelada gold mine workers and military police Brazil, 1986


Refugees in the Korem camp
Ethiopia, 1984

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site de la BNF qui offre une exposition de Sebastiao Salgado intitulée "territoires et vies":

Bnf: Sebastio Salgado


Redemption Song

« Redemption Song » est la dernière chanson du neuvième album de Bob Marley intitulé Bob Marley and the Wailers'. Les paroles de cette chanson sont souvent considérées comme les plus belles de son oeuvre. Il s'est librement inspiré d'un discours fait par le panafricaniste Marcus Garvey.

Voici un extrait de l'un de ses discours, proclamé en 1937 et publié la même année dans Black Man Magazine:

« We are going to emancipate ourselves from mental slavery because whilst others might free the body, none but ourselves can free the mind. Mind is your only ruler, sovereign. The man who is not able to develop and use his mind is bound to be the slave of the other man who uses his mind . »

Cette chanson est pour moi l'une des plus belles de Bob Marley et a été reprise maintes fois, et je souhaite partager avec vous quelques versions qui m'ont plu:

Tout d'abord la version originale:


Version de Stevie Wonder:


Version de Laurin Hill et Ziggy Marley:


Version de John Legend: